Le guide du parfait kayakiste ou comment savoir esquimauter
Cela faisait un moment que je n’avais pas parlé de kayak. Ma dernière allusion remonte à me descente (ou plutôt à la remontée) de l’Odet entre Bénodet et Quimper. Pratiquant le kayak depuis un an, c’est toujours une joie de retrouver les éléments qui maltraitent votre corps en l’enfermant dans un endroit exigu et en laissant mon beau torse à l’air libre pour attraper la crève.
Cependant, il me manquait une compétence indispensable pour être un parfait kayakiste: l’esquimautage.
Pour remédier à ce petit problème, je me suis inscrit aux cours de kayak que propose l’UQAM, au prix de la modique somme de 75CAD. Au programme: patauger dans l’eau. C’est donc eu droit à ma première leçon ce soir. Bilan de la soirée: je suis naze et j’ai besoin d’un pince-nez (non, ce n’est pas pour parler avec l’accent américain mais pour ne pas me mettre à cracher de l’eau par le nez lorsqu’un dragon y cracherait du feu!!!).
Premier exercice: le dessalage. Ce terme provient de l’époque où les inuits transportaient la viande avec leur kayak. Pour conserver la viande durant le transport, ils salaient la viande. Sauf que si le malheureux inuit qui s’occupait du transport se retournait, l’eau entrait dans les compartiments où était la viande et enlevait tout le sel présent (en même temps, il a qu’à prendre des cours de kayak l’inuit, quelle horreur de se dire que la viande que l’on mange s’est retrouvé dans l’eau de mer). Donc, pour cet exercice, nous devions nous retourner, taper 3 ou 5 fois sur le kayak (sinon, c’est trop facile) puis nous appuyer sur le kayak pour en sortir. J’ai commencé l’exercice avec appréhension, mais, après la première tentative, je me suis rendu compte que c’était super facile. Par contre, c’est assez chiant de devoir vider le kayak de toute son eau à chaque fois (au moins, ça fait les muscles)
Deuxième exercice: la propulsion. Après le désalage, nous avons appris la propulsion circulaire, qui permet de diriger le kayak et de faire des 360, et la propulsion-traction, qui permet de filer en ligne droite… ou presque. Par ce qu’il ne faut pas se leurrer, avancer avec un kayak en suivant une ligne rectiligne est plus difficile que de faire marcher un mec bourré droit.
Dernier exercice: la danse du ventre… ou l’esquimautage en T. La danse du ventre consiste à séparer le bassin du buste. Je vous rassure, on nous a pas coupé en deux (mes jambes!!! restez où vous êtes, je vous ai à l’oeil !!!). Cela signifie être capable de mouvoir (ahh!! vous connaissais pas ce terme!! si? je suis déçu
) le kayak sans faire bouger le buste, comme les danceuses orientales. L’esquimautage en T consiste à retourner le kayak (oui, avec la tête sous l’eau. trop facile sinon!!) et de s’appuyer sur l’avant du kayak d’un camarade présent sur la droite ou la gauche en soutien. La difficulté de l’exercice est de sortir la tête en dernier, mais ça s’acquière vite.
Le bilan que je fais de cette première séance est que je suis naze. Mais ce que j’ai pu acquérir durant cette séance est assez encourageant pour les 2 autres. J’ai appris énormément de choses que je peux dors et déjà appliquer. J’ai hâte à la deuxième séance, où je saurais sûrement esquimauter avec la pagaie, et à la troisième, où je pourrais affronter les plus torrents les plus indomptables au mon….je crois que je me contenterais de faire les rivières françaises avant :P.
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